Fleurs comestibles: quand le jardin s’invite dans l’assiette

Fleurs comestibles: quand le jardin s’invite dans l’assiette

Chaque saison voit s’épanouir de jolies fleurs aux multitudes de couleurs et de parfums. En plus de faire une très jolie déco, celles-ci peuvent également apporter une touche esthétique à vos plats, voire même compléter leur saveur ! C’est ce que j’ai découvert auprès de la généreuse et fourmillante d’idées Jessica Kroon, au cours d’un de ses ateliers Fleurs Comestibles. Au coeur des Jardins Renoir du Musée de Montmartre, elle m’a confié ses astuces pour donner à sa table une atmosphère fleurie, romantique à souhait !

Avant de vous lancer, il y a toutefois quelques règles indispensables à respecter quand on s’apprête à manger des fleurs:

– Etre absolument certain de l’espèce que l’on s’apprête à cueillir.
– Cueillir des fleurs non traitées.
– Ne pas prendre ses fleurs chez le fleuriste : sauf mention du contraire, elles ne sont pas comestibles.
– En cas de fleurs sauvages, vérifier qu’elles ne sont pas traitées et qu’elles n’aient pas l’échinococcose, une maladie parasitaire.
– Ne pas être allergique au pollen.

Enfin, laissez aller votre imagination afin de créer de jolies assiettes colorées ! Pas de règle stricte, mais comme l’explique Jessica, il faut arriver à faire ressortir les arômes des fleurs avec le sucre et le gras, qui jouent le rôle d’exhausteurs de goût. L’idée est de chercher à équilibrer les saveurs et établir un contraste.

Voici, pour vous inspirer, quelques idées soufflées par la spécialiste:

Confiture d’abricot infusée à la lavande

Fait étonnant car plutôt rare avec les fleurs, le goût de la lavande correspond exactement à son odeur. Pour déguster la lavande fraîche, on exclue les graines, un peu trop épaisses et donc difficiles à mâcher, pour ne garder que les fleurs fraîches. Pour faire ressortir son arôme, on fait infuser ses fleurs dans de la confiture d’abricot maison. On dévore celle-ci aussi bien nappée sur du riz au lait qu’accompagnée de fromage de chèvre, sur une tartine.

Ganache au chocolat et oeillet d’Inde

Ravissante fleur aux couleurs fauves, l’oeillet d’Inde pousse très facilement un peu partout. Sur une tartine recouverte de ganache au chocolat, le goût épicé et légèrement astringeant de ses pétales offre un joli contraste avec le cacao. Comme variante, on peut aussi savourer une mousse au chocolat saupoudrée de quelques fleurs de souci ou de bleuet.

Rhubarbe pochée à la rose

Si le parfum des roses s’avère parfois trop entêtant en cuisine, l’équilibre entre son parfum et le sucre d’un sirop semble être proche de la perfection. Pour le dessert, on peut pocher de la rhubarbe, mais aussi des coings, des pêches ou encore des abricots. Pour ce faire, on utilise des fleurs séchées trouvées en herboristerie, que l’on introduit dans la casserole avec le sucre.

Kir à la violette

Pour un apéro champêtre, on s’offre un kir maison, en versant dans son verre de vin blanc quelques gouttes de sirop artisanal de violette, de rose ou de coquelicot… au gôut très proche de celui de la grenadine! Un délice.

Beurre persillé au coquelicot

On voit parfois au restaurant le beurre mélangé à des fines herbes. Pour donner des couleurs à sa table, pourquoi ne pas battre sa motte avec des pétales de coquelicot ? Visuellement très esthétique, il apportera aussi une touche sucrée aux aliments avec lesquels vous le mangerez.


Tartines de chèvre frais et de tomates à la fleur de bleuet et à l’hysope

Histoire d’apporter une petite touche bleutée à sa table, on mise sur les fleurs de bleuet et d’hysope, une plante aromatique méditerranéenne trop méconnue au goût de violette mentholée. Pour un contraste des plus bluffants, on les dispose délicatement en ligne sur une tartine de chèvre ou de dés de tomate. Pour encore plus de goût, on frotte une tartine ç l’ail et à l’huile d’olive avant de déposer de la tomate dessus, et on dépose dessus une fleur de bourrache, en prenant soin de garder le pétiole pour sentir son goût iodé.


Salade verte à la capucine, au souci et à la bourrache

Quoi de mieux pour égayer une salade verte qu’y ajouter des pétales de capucine, de souci, ou de bourrache! Moins croquants que la salade, en plus de la colorer, ils apportent une texture plus tendre, un peu différente.

Si la lecture de cet article vous a donné envie de goûter vous aussi aux fleurs comestibles, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec Jessica, qui se fera un plaisir de vous faire découvrir leurs saveurs. Les dates de ses prochains ateliers sont disponibles son site Au Four et au Moulin.

One comment

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *